Huile, toile sur le sous-cadre 40x60. Date de création 08.2026
La route qui mène à Buynaksk n’est pas seulement un chemin allant d’un point A à un point B. C’est un souvenir du voyage. C'est une ligne qui coupe le temps, un fil fin qui est enfilé de silence et d'infini. Ceci est un souvenir d'un court voyage et un sentiment de liberté dans les étendues des contreforts.
La palette calme de l'image n'est pas tout à fait particulière pour moi. Je me suis délibérément retiré de ma manière habituelle, abandonnant les traits tranchants et une émeute de couleurs. J'en voulais une autre: la dissolution. Dans cette image, je cherchais ce degré de tranquillité qui borde l'éternité. Il est écrit dans des tons sournois, presque poussiéreux: Les champs ocres, brûlés par le soleil, passent doucement dans la verdure douce, et ceux-ci, à leur tour, se noient dans la brume des contreforts.
Le ciel joue ici un rôle majeur. Ce n'est pas seulement un espace aérien, c'est un dôme géant rempli d'air de montagne raréfié. Des nuages légers, presque translucides semblaient geler, effrayés de troubler ce soir la paix.
La route, qui est un ruban à peine perceptible en bas, semble être le seul signe de présence humaine dans ce monde monumental. Elle prend ses yeux vers l'horizon, où les contours doux des montagnes fusionnent avec le ciel enfumé, juste dans cette direction est la ville de Buynaksk. Il n'y a pas de drame, il n'y a pas de conflit. Seule cette paix étrange et guérissante, dans laquelle le souffle de la terre est ressenti.
J'ai écrit ceci comme une confession à la nature: calme, humble, dépourvu de mots inutiles. C’est le moment où vous vous arrêtez sur le bord de la route, sortez de la voiture et réalisez que vous n’êtes qu’une infime partie de ce monde immense, silencieux et magnifique.






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